Un poste stratégique reste vacant : ce que votre entreprise ne peut plus faire

Un rôle non comblé ne coûte pas seulement du temps de recrutement. Il peut retarder les décisions, alourdir la direction et limiter vos projets de croissance.

Dominique Fortier

Dominique Fortier

Directrice, Solutions Talent

Chasse de têtes

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Échange professionnel en tête-à-tête dans un bureau

Un poste est ouvert depuis un certain temps. Entre-temps, le dirigeant reprend les décisions importantes, les collègues se partagent les suivis et les projets continuent. Vu de l’extérieur, l’entreprise fonctionne. Pourtant, certaines initiatives n’avancent plus et les personnes clés consacrent une part croissante de leur temps à compenser l’absence.


Pour un client de l’immobilier ou du bâtiment au Québec, la question utile n’est pas seulement « quand trouverons-nous quelqu’un ? ». Elle est aussi « qu’est-ce que cette vacance nous empêche de faire ? ». Ce changement de perspective aide à établir la priorité du recrutement et à choisir une démarche adaptée, sans inventer un coût universel applicable à toutes les entreprises.


Le travail repris n’est pas le seul impact


Les tâches visibles sont relativement faciles à redistribuer. On peut désigner quelqu’un pour une réunion, une approbation ou un appel. Les responsabilités moins urgentes risquent davantage de disparaître : analyser un portefeuille, améliorer un processus, préparer la relève ou développer une relation commerciale. Le quotidien continue, mais l’organisation perd une partie de sa capacité à préparer la suite.


Demandez aux personnes qui compensent le poste quelles activités elles ont reportées. Le temps du dirigeant est particulièrement révélateur. S’il doit reprendre un suivi normalement confié à une direction ou à un gestionnaire, ce temps n’est plus disponible pour d’autres décisions. Le coût d’opportunité ne se résume donc pas au salaire qui n’est pas versé pendant la vacance.


Vérifier si le poste est encore le bon


Un recrutement qui n’aboutit pas peut signaler plusieurs choses : un marché difficile à atteindre, des conditions peu alignées avec le mandat ou une définition du besoin qui ne tient pas. Si les candidatures pertinentes se retirent après avoir compris le rôle, il faut examiner ce qu’elles découvrent, plutôt que conclure automatiquement qu’il n’existe personne.


Le poste demande-t-il de diriger tout en exécutant l’ensemble des tâches ? L’autonomie annoncée est-elle réelle ? Les ressources et la rémunération correspondent-elles au périmètre ? Une recherche plus large ne corrigera pas un mandat contradictoire. Avant de relancer le même affichage, confirmez les responsabilités prioritaires et les éléments que l’entreprise est prête à ajuster.


Quand l’affichage ne suffit plus


Un affichage rejoint principalement les personnes qui voient l’offre et choisissent d’y répondre. Il reste utile, mais il ne donne pas accès à tous les parcours pertinents. Un professionnel déjà engagé dans ses projets peut ne pas consulter les offres, tout en étant disposé à discuter d’une occasion qui correspond à sa prochaine étape.


C’est ici que la chasse de têtes peut apporter une valeur différente. L’approche directe permet de chercher des expériences correspondant au mandat plutôt que d’attendre qu’elles se présentent. Elle ne crée pas artificiellement l’intérêt d’un candidat et ne remplace pas des conditions crédibles. Elle élargit la façon d’entrer en contact avec les talents.


Exemple fictif : une direction qui reste sur les épaules du fondateur


Un entrepreneur veut recruter une direction des opérations, mais continue à traiter toutes les décisions importantes pendant la recherche. Comme il connaît chaque dossier, il maintient le fonctionnement. Il constate néanmoins qu’il ne peut plus consacrer le même temps au développement des affaires ou à la préparation des prochains projets.


Dans cette situation, la priorité du recrutement ne se lit pas uniquement dans les tâches non faites. Elle se voit dans la dépendance qui se prolonge. Le mandat doit préciser ce que la future direction pourra réellement prendre en charge. Si le fondateur conserve toutes les autorisations, la vacance sera comblée administrativement sans résoudre le problème de fond.


Comment Kernel peut être utile


Kernel propose une recherche directe de profils dans l’écosystème du bâtiment, y compris des candidats qui ne sont pas en recherche active. Pour un client, l’intérêt consiste à travailler sur un rôle stratégique avec une démarche qui ne dépend pas exclusivement du volume de candidatures reçues. Les échanges doivent rester centrés sur le contexte et les responsabilités du mandat.


Les évaluations peuvent ensuite apporter des informations complémentaires sur les comportements, les motivations ou le potentiel d’un profil. Leur rôle est d’éclairer la décision, pas de remplacer votre jugement ou de garantir une embauche sans risque. Le choix doit également tenir compte de l’expérience et de votre capacité à offrir les conditions nécessaires à la réussite.


Évaluer la priorité avec vos propres données


Préparez un portrait simple : responsabilités reprises, décisions reportées, projets ralentis et personnes qui compensent. Distinguez les observations des hypothèses. Vous n’avez pas besoin d’un calcul spectaculaire pour constater qu’un poste mérite une attention particulière. Des exemples précis suffisent souvent à rendre la priorité visible.


Si une vacance stratégique monopolise votre direction ou limite vos projets, une discussion avec Kernel peut permettre de revoir le besoin et la façon d’aborder le marché. L’objectif n’est pas de recruter à tout prix. Il est de retrouver une capacité que l’entreprise ne devrait pas devoir remplacer indéfiniment par des efforts supplémentaires.